1 juin 2013, Le Lac, notre meilleur placement !

Richard MorassePar Richard Morasse
Résident de Waterloo et président des Ami(e)s
du BassinVersant du Lac Waterloo
richard@morasse.ca

La survie du Lac Waterloo passe par l’étape de caractérisation des sédiments.

Finalement, la ville de Waterloo, la municipalité du Canton de Shefford et les Amis du Bassin Versant du Lac Waterloo (ABVLW) se sont entendus et engagés à compléter l’étape de caractérisation des sédiments du lac, pour mieux cibler les interventions futures nécessaires à la sauvegarde du lac Waterloo et ce, pour le bénéfice des générations futures. Il est important ici de comprendre que nous sommes dans une phase d’urgence et de sauvetage.

Cette étape sera des plus bénéfiques car elle nous permettra d’obtenir des réponses claires et précises sur le contenu et la qualité des sédiments dans le fond du lac, pour qu’ensuite nous puissions  prendre des décisions éclairées et responsables pour l’ensemble de la population de la région.

Bien qu’autrefois considéré comme des déchets, les sédiments dans le fond du lac peuvent nous révéler une valeur marchande si l’on prend bien soin d’en analyser leur composition. Aujourd’hui, nous allons caractériser ces sédiments, ce qui veut tout simplement dire que nous allons en analyser toutes les composantes pour ainsi être en mesure d’en connaitre la valeur .

Nous aimerions bien changer le mot sédiment pour gisement!

Nous entrevoyons  faire une analyse exhaustive, afin de déterminer pour chacune des 25 carottes que nous allons extraire du lac, la composition des sédiments, et ainsi orienter les actions concrètes que nous ferons des différentes composantes de ce gisement qui est enfoui dans le fond de notre lac.
Par exemple, le phosphore, s’il est isolé du reste des autres éléments des sédiments, représente à lui seul une richesse naturelle réutilisable pour les entreprises qui produisent des engrais à jardin. Il en sera de même de l’évaluation de certaines composantes comme le potassium et certaines concentrations de métaux qui seront peut-être exploitables.

Il va s’en dire que l’ABVLW ne regarde pas l’avenir de ce projet comme un problème environnemental, mais bel et bien comme une opportunité de repousser la limite de la conscience collective afin que l’on puisse tirer profit des erreurs du passé qui ont causé ces sédiments.  Il faut donc voir dans cette démarche un projet rassembleur avec un avenir prometteur. Un gros merci à Mario Rodrigue de ta collaboration spéciale.

Protégeons ensemble notre richesse !

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