Lac Waterloo, un avoir collectif naturel !

By 1 août 2012Chroniques

Richard MorassePar Richard Morasse
Résident de Waterloo et président des Ami(e)s
du BassinVersant du Lac Waterloo
richard@morasse.ca

Que pensez-vous des gens qui dilapident leur avoir sans avoir la moindre intention d’en faire profiter leurs petits et arrières petits enfants, et sans se préoccuper d’assurer leurs vieux jours ? N’est-ce pas ce qu’ont dénoncé Mes Aïeux dans leur succès « Dégénération » ? Vous l’aimez cette chanson et vous réagissez à l’ingratitude des parents dont elle parle. Et pourtant, c’est exactement ce que nous sommes en train de faire avec notre lac, notre avoir collectif…

Nous avons hérité d’un avoir, un « capital naturel » accumulé pendant 3,8 milliards d’années. Ce capital comprend toutes les ressources familières que nous utilisons : l’eau, les minéraux, le pétrole, les arbres, les poissons, le sol, l’air et… les lacs. Présentement, nous exploitons ces ressources comme si elles étaient gratuites, infinies et en perpétuel renouvellement. Mais les taux actuels d’utilisation des ressources et de production des déchets épuisent la Nature plus vite qu’elle ne peut se régénérer. Même le renouvellement des ressources pourtant appelées « renouvelables » n’est plus assuré…

Prendre soin de notre capital naturel, ce n’est pas un « trip d’écolos », comme certains veulent nous le faire croire. C’est avant tout un comportement de bons gestionnaires et de bons parents. À Waterloo, notre capital naturel comprend un joyau, notre lac. Malheureusement, certaines pratiques du passé, doublé d’un manque d’intérêt, a réduit la valeur de ce capital. Il ne s’agit pas de blâmer nos prédécesseurs qui n’étaient sans doute pas conscients des dommages causés à notre plan d’eau par les activités industrielles qui leur ont permis de gagner leur vie. Tout le monde sait qu’il y a parfois des circonstances qui nous forcent à « piger » dans notre capital, et c’est bien pire quand on le pense plus important qu’il ne l’est en réalité…

Mais qu’est-ce qu’on fait quand on a, par obligation ou par insouciance, diminué le capital sur lequel on compte pour assurer notre avenir tout en laissant un bel héritage ? On le reconstruit et on apprend à vivre de ses intérêts. C’est ce que je vous propose de faire avec le capital naturel que constitue notre lac. En quoi ça consiste les « intérêts » générés par un lac ? Il faut regarder du côté de tous les services qu’il peut nous rendre si on le garde intact, comme dans le cas d’un capital bien géré.

On s’en reparle…

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