À quoi ressemble le myriophylle à épis?

Vous avez peut-être remarqué la forte présence d’une plante à la surface du lac à la fin de l’été. Dans certains secteurs, la présence de cette plante rend la pratique d’activités nautiques (baignade, kayak, et pédalo entre autres) désagréable voire très difficile.

La plante se nomme le myriophylle à épis, une plante envahissante, aussi communément appelée la plante zombie (lien : https://www.espaces.ca/articles/actualites/3052-quand-une-plante-zombie-envahit-les-lacs-du-quebec). Cette plante, présente dans beaucoup de lacs au Québec, est néfaste puisqu’elle détruit toutes les autres plantes et porte atteinte à la biodiversité.

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Photos qui illustrent l’étendue du myriophylle (Août 2019)

Une subvention accordée par la Ville de Waterloo a permis à l’ABVLW de superviser la réalisation d’une étude de caractérisation des herbiers de myriophylle à épis dans le Lac Waterloo. Le rapport de l’étude, disponible ci-dessous, a été remis aux membres du conseil de la Ville de Waterloo le 16 septembre 2019. L’étude confirme malheureusement que notre lac est fortement envahi par cette plante et qu’il faut prendre des mesures sans tarder. Le myriophylle à épis est une plante qui ne peut pas être éradiquée. On peut cependant en limiter le développement, ce qui signifie qu’il faut en faire un objectif récurrent, puisque des interventions devront avoir lieu à chaque année.

L’ABVLW travaille sur un plan d’action qui prévoit des mesures à différents niveaux telles que :

  • Prévention : par exemple limiter l’accès à certaines zones du lac afin de limiter la propagation
  • Sensibilisation : par exemple expliquer aux gens pourquoi il est important de nettoyer leurs embarcations provenant de l’extérieur avant de les mettre à l’eau
  • Intervention : obtenir un budget significatif pour agir sur les zones contaminées
  • Suivi : refaire dans 24-36 mois une étude de caractérisation des herbiers de myriophylle à épis pour mesurer l’évolution et les résultats du plan d’action.

Nous devrons collectivement faire des efforts pour respecter les mesures de prévention qui seront mises en place dès l’été 2020. Ces mesures dérangeront probablement nos habitudes de navigation, mais elles sont essentielles pour la santé du lac.